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Le chocolat
Le dicton "il n'y a pas de mal à se faire du bien " prend tout son sens avec celui que l'on désire … puis que l'on maudit : le CHO-CO-LAT ! Meilleur ami des uns, pêché mignon voire sujet de perdition pour les autres, le chocolat, outre ses vertus gustatives, recèle pourtant bien des qualités.

Petit rappel historique

Redécouvert au XVIe siècle par les Conquistadores espagnols, le cacao était considéré comme un remède tonique et reconstituant par les Aztèques. Il fit son entrée rapidement dans les grandes cours royales européennes. Réservé d'abord à une élite, il s'est, par la suite, très largement démocratisé. Au point de devenir une matière première déterminante dans les fluctuations monétaires mondiales !

Le chocolat : un plaisir sain

Le chocolat n'est certes pas le meilleur allié des régimes amincissants mais consommé avec modération, il trouve pleinement sa justification dans notre alimentation.
En effet, il est parmi les aliments les plus riches qui soient en magnésium : 100 g de chocolat noir apportent 110 mg de magnésium, soit 1/3 de nos besoins quotidiens. Il fournit également du potassium, du phosphore et même du calcium lorsqu'il est au lait ! Enfin, il contient des vitamines E, PP et B.

Le chocolat … bon pour le moral !

Le chocolat a de véritables inconditionnels au point que certains d'entre eux "fonctionnent mieux sous chocolat". Des études ont montré que celui-ci contient des substances psycho-actives, à une concentration plus élevée que dans n'importe quel autre aliment.
Psychostimulant, grâce en particulier à l'anandamine, à la sérotonine (présente dans de nombreux antidépresseurs) et à la phényléthylamine, substance qui procure un sentiment de satisfaction.
La caféine et la théobromine également présentes renforcent les effets toniques du chocolat, assurément bon pour le moral. Il a d'ailleurs été observé que les personnes dépressives sont souvent attirées par le chocolat : elles y retrouvent inconsciemment les substances calmantes, euphorisantes et psychostimulantes qui leur font défaut !

Bref, entre l'effet anti-fatigue, fourni notamment par le magnésium, et les effets positifs sur le psychisme, le chocolat, consommé avec modération (pour la ligne !) adoucit, semble-t-il, les mœurs. Il procure surtout, comme le dit un célèbre chocolatier "quelques grammes de finesse dans un monde de brutes !"
Le (mauvais) goût des autres

La directive adoptée l'an dernier par le Parlement Européen autorise désormais les fabricants de chocolat à ajouter des matières grasses végétales (dérivés de soja, beurre de karité, huile de palme), moins goûteuses que le beurre de cacao et surtout moins coûteuses.
Si cette disposition réjouit, au nom du profit, la majorité des pays européens et les Américains, les chocolatiers français entendent continuer à fabriquer un chocolat de qualité, avec du véritable beurre de cacao.
Joignant le mouvement de grogne des professionnels, il faut désormais compter avec 27 sénateurs français, toutes tendances politiques confondues, qui ont décidé de former une "section chocolat" au sein du groupe d'étude "Economie agricole et alimentation".
La décision de Bruxelles est regrettable à plus d'un titre car elle n'offre aucune garantie quand à la traçabilité des matières grasses utilisées et enfin, constitue une véritable offense à nos papilles gustatives.
Les sénateurs espèrent bien voir leur projet aboutir, à savoir l'application de la mention "pur beurre de cacao" sur les chocolats fabriqués selon la tradition et "adjonctions de graisses végétales autres que le cacao" sur ces ersatz de chocolat ! … gageons, dans tous les cas, que le consommateur averti saura être vigilant et fera de lui-même la différence !
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